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Comment les couples vivent-ils la grossesse en France ?

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La grossesse est une période importante dans la vie d’un couple, qui implique des changements physiques, émotionnels et pratiques. Mais comment les femmes et les hommes vivent-ils cette expérience ? Quels sont leurs besoins, leurs attentes et leurs difficultés ?

C’est ce que nous avons voulu savoir, en réalisant une étude auprès de 800 parents français – 500 femmes et 300 hommes – ayant eu un enfant au cours des trois dernières années. Les résultats sont édifiants et révèlent des inégalités sociales et géographiques dans l’accès aux soins périnataux, ainsi qu’une relation de confiance entre les soignants et les patients, malgré des besoins insatisfaits.

Des inégalités sociales et géographiques dans l’accès aux soins

Notre étude montre que 44% des femmes enceintes n’ont pas bénéficié d’une accessibilité des soins suffisante pour choisir leur praticien et que 22% ont dû changer de praticien entre leurs échographies de suivi de grossesse à défaut de rendez-vous disponibles.

Ces chiffres cachent cependant des disparités selon les catégories socioprofessionnelles et les régions d’origine des femmes :

  • Les femmes enceintes CSP + sont cinq fois moins concernées par le problème de l’éloignement géographique (5%) que les femmes enceintes CSP – (25%).
  • Les femmes enceintes CSP – sont également presque deux fois plus concernées par le manque de rendez-vous disponibles (27%) que les femmes CSP + (16%).
  • La région parisienne est beaucoup plus épargnée par le manque d’accessibilité des soins : seulement 5% des femmes originaires de Paris n’ont pas eu le choix du praticien pour leur suivi contre 11% des femmes originaires de petites villes, 12% dans les autres grandes villes françaises, 15% dans les communes rurales et 18% dans les villes moyennes.

Ces inégalités peuvent avoir un impact sur la qualité du suivi de grossesse et sur le bien-être des femmes enceintes, qui peuvent se sentir délaissées ou contraintes dans leur choix.

Une relation de confiance entre soignant et patient, malgré des besoins insatisfaits

L’étude met également en avant un paradoxe : bien qu’une femme sur deux ne soit pas pleinement satisfaite de son suivi de grossesse, et que plus de la moitié des femmes (56%) estiment qu’il existe un manque de temps accordé à l’accompagnement, ces besoins insatisfaits ne semblent pas altérer la confiance des femmes en leur praticien.

En effet, 69% d’entre elles privilégient la confiance en leur soignant et ses recommandations pour choisir le praticien qui réalisera leurs échographies. De plus, si 30% des femmes sont anxieuses en se rendant à leurs échographies, 81% en sortent plus rassurées.

L’étude révèle aussi que les hommes ont un rôle important à jouer dans le suivi de grossesse, mais qu’ils ont parfois des attentes différentes de celles des femmes :

  • Ils semblent avoir plus d’attentes lors de l’examen, étant seulement 40% à estimer qu’il n’y avait rien à améliorer, contre 54% des femmes enceintes.
  • Ils accordent davantage d’importance à l’équipement technique du médecin que les femmes (12% contre 2%) et sont également plus attachés à la question des coûts engagés lors du suivi (8% contre 2%).
  • Il existe également une différence de perception sur l’implication du partenaire : 61% des hommes déclarent avoir assisté à toutes les échographies tandis que 44% confirment cela.

Ces résultats soulignent la nécessité d’un dialogue entre les couples et les soignants, afin de prendre en compte les besoins et les envies de chacun.

Une demande importante et des besoins insatisfaits en matière de santé mentale et de bien-être

Enfin, l’étude met en lumière une demande importante et des besoins insatisfaits en matière de santé mentale et de bien-être pendant le suivi de grossesse : près d’un tiers des femmes auraient aimé avoir accès à d’autres professionnels du corps médical, tels que des diététiciens, des sophrologues, des psychologues ou des ostéopathes. Ces professionnels peuvent apporter un soutien complémentaire aux femmes enceintes, en les aidant à gérer leur stress, leur alimentation, leurs douleurs ou leurs émotions.

Les chiffres clés de l’étude

  • Une femme sur deux (48%) n’est pas pleinement satisfaite de son suivi de grossesse
  • Plus de la moitié des femmes (56%) estiment que l’examen aurait pu durer plus longtemps ou que leur soignant aurait pu prendre plus de temps
  • 44% des femmes enceintes n’ont pas bénéficié d’une accessibilité suffisante des soins de santé pour choisir leur praticien échographiste
  • Près d’un tiers des femmes auraient aimé avoir accès à d’autres professionnels du corps médical
  • Les femmes enceintes CSP + sont cinq fois moins concernées par le problème de l’éloignement géographique que les CSP -, mettant en évidence des disparités socio économiques dans l’accès aux soins de santé pendant la grossesse
  • Près d’un tiers des femmes ont effectué la moitié ou plus de leurs échographies de suivi de grossesse sans avoir été accompagnées par leur partenaire
  • Les partenaires accordent davantage d’importance à l’équipement technique du médecin (12% versus 2%)
  • L’échographie est plus décisive pour les hommes quant au fait de se sentir parent pour la première fois (24% contre 14%)

L’étude complète

Connaissez-vous Sonio ?

Sonio, la MedTech spécialisée dans la santé de la femme et de l’enfant, propose une solution innovante à destination des échographistes. Sonio leur permet d’améliorer le dépistage et le diagnostic prénatal mais aussi de partager directement les images et clips du fœtus aux parents pour qu’ils puissent vivre pleinement la grossesse :

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